L’évolution des taux de crédit immobilier : entre 2 et 3 % en 2015, c’est presque du crédit gratuit, foncez emprunter

Apprenez à profiter de l’évolution des taux d’intérêt immobilier

Historiquement bas. C’est le terme convenu, n’est-ce pas ? C’est vrai depuis quelque temps, cela n’a pas l’air de vouloir s’arrêter. En 2009, le taux d’intérêt immobilier moyen était de 4,5 %. Depuis cette date, les taux sont en chute libre et tendent à se stabiliser entre 2 et 3 % depuis 2014 (au mois de mars 2015, ils sont en moyenne de 2,21 %). Cela fait un peu plus de 70 ans qu’ils n’ont jamais été aussi bas. Nous nous retrouvons effectivement dans une situation inconnue, jamais vécue par nos générations, où emprunter ne coûte presque rien. C’est de ce « presque » qu’il faut se méfier. Car un taux peut en cacher un autre : en plus du taux d’intérêt, la « tête de gondole » censée attirer le client dans le magasin, c’est le Taux effectif global (TEG) qu’il faut regarder de près, qui comprend les frais de dossier, l’assurance et sur lequel les banques se rattrapent. Mais quoi qu’il en soit, si vous êtes intéressé par l’immobilier, c’est vraiment le moment d’en profiter. Pour vous donner un exemple, début 2012, avec une mensualité de 1000 euros, il était possible d’emprunter un peu plus de 160 K€ alors qu’en 2015 un peu plus de 190 K€.

Pour profiter de l’évolution des taux d’intérêts immobilier, voici quelques conseils :

Vous devez faire jouer la concurrence. Lorsque que j’ai acheté mon premier parking, je suis allé dans 6 banques différentes. Bien que le montant à emprunter (9800 €) n’était pas très élevé, j’ai tout de même pu gagner une trentaine d’euros de mensualité, ce qui n’est pas négligeable sur 9 ans de crédit (3240 €, le salaire mensuel d’un cadre moyen).

Si vous empruntez de plus gros montants, rendez-vous chez tous les courtiers proche de chez vous. C’est très conseillé. Les banques prêtent aux riches, et encore plus facilement aux riches qui s’entourent d’une cour de conseillers. Pour monsieur et madame Tout-le-monde, souvent perdus dans la jungle des établissements financiers, le recours à un courtier en crédit immobilier peut éclairer. Leur vision globale du marché du financement à un instant T s’avère des plus utiles. Ils doivent en toute objectivité et en toute transparence vous expliquer auprès de qui et à quel moment il est le plus intéressant d’emprunter.

Dans la mesure du possible, essayez d’arriver à la banque avec le minimum de découvert et de crédits à la consommation. La banque sera beaucoup plus friande d’un client possédant un crédit immobilier contracté et qui est remboursé par un locataire, plutôt qu’un client possédant 2 ou 3 crédits à la consommation qu’il a pris pour ses vacances. Pour information, certaines banques vous réclameront vos relevés de compte des six deniers mois, voire plus.

Pensez à négocier pour faire baisser le taux d’emprunt immobilier

Il faut être honnête, aujourd’hui, les banques demandent souvent minimum un an d’ancienneté dans une entreprise pour contracter un crédit immobilier. Il devient de plus en plus difficile d’obtenir un prêt sans avoir de CDI. Même pour les primo-accédants, l’apport reste quasiment tout le temps nécessaire et à hauteur de 10 % voire 15 %. Plus vous aurez d’apport, plus vous serez en position de force pour négocier votre taux de crédit immobilier auprès d’un établissement financier, dont vous n’êtes pas totalement dépendant. Dans la mesure du possible, gardez tout de même un maximum de trésorerie.

Vous pouvez axer plus particulièrement votre négociation sur l’assurance que vous propose la banque. En général, elle essayent de vous proposer leur produit. Vous pouvez tout à fait imposer à votre banquier une assurance « déléguée » i-e vendue par un spécialiste. Celle-ci sera en moyenne 50 % moins élevée et plus adaptée à votre situation. Bien que les PTZ (prêts à taux zéro) soient plutôt limités aux petites communes rurales, certaines communes proposent des prêts à taux préférentiels, renseignez-vous !

Enfin, n’oubliez une chose, la banque est votre client et pas l’inverse. Sans vous, une banque ne vit pas. Vous êtes donc en position de force face à elle. Vous pouvez négocier par exemple les modularités des échéances (augmenter ou diminuer sans frais les mensualités). Il est également possible de ne pas payer d’indemnités pour vos remboursements anticipés (en cas de rentrée d’argent, vous permettant de solder le crédit avant terme).

Les acquéreurs  pensent souvent à bien négocier ces critères déterminants. Cependant, ils sont en revanche moins nombreux à se soucier de l’option « transfert de prêt ». Or, celle-ci peut à terme se révéler intéressante. Si jamais vous déménagez, cette option vous permettra de conserver votre prêt en cours, lors de l’achat de votre nouveau bien immobilier. Cette solution, peut s’avérer très profitable surtout en cas de remontée brutale des taux. Seuls les frais de dossier seront à votre charge.

A vous de jouer !

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Une réponse à L’évolution des taux de crédit immobilier : entre 2 et 3 % en 2015, c’est presque du crédit gratuit, foncez emprunter

  1. Didier-Fabrice 24 mars 2015 à 21:20 #

    «La banque sera beaucoup plus friande d’un client possédant un crédit immobilier contracté et qui est remboursé par un locataire, plutôt qu’un client possédant 2 ou 3 crédits à la consommation qu’il a pris pour ses vacances»

    Pas forcément vrai. Si tu cherches à démarcher une nouvelle banque oui mais ta banque habituelle préfèrera te refourguer des crédits à la consommation sur lesquels elle se gave qu’un crédit immobilier sur lequel elle va perdre de l’argent…
    Le crédit immobilier est surtout un produit d’appel et le but de la banque c’est ensuite de te vendre d’autres produits (ne serait-ce qu’un package tenue de compte/ moyens de paiement avec leur assurance perte/vol associés.
    C’est d’ailleurs pour cela que ça fonctionne de faire appel à un courtier qui va te proposer comme nouveau client à une banque concurrente de la tienne.

    Pour le paragraphe concernant la position de force c’est aussi moyennement vrai. La banque n’est absolument pas tenue à t’octroyer un prêt et il ne faut quand même pas t’imaginer que tu es un VIP pour elle (sauf éventuellement si tu as des revenus similaires à Ibrahimovic…)

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